21.10.2009

ValPARaiSO

... o el paraíso del arte.

D'accord, c'est facile. Mais Valparaíso est bel et bien le paradis de l'art, du street art plus exactement, celui qui s'invite à chaque coin de rue, sur chaque parcelle de mur, sur les poteaux électriques, les poubelles, les marches des escaliers, les toits des maisons, et jusque sur les murs d'une ancienne prison.

D'ailleurs, son musée n'en est pas vraiment un, ou plutôt il est LE musée par excellence : un musée à ciel ouvert, un parcours au fil des ruelles, de haut en bas des innombrables escaliers, le long duquel le promeneur contemple ce mélange heureux de tags, de graffitis, de peintures, de fresques, autorisés ou non, plus ou moins officiels, qui donnent à Valparaíso cet air d'éternelle jeunesse.

Cette ville est un poème. Comme si les dessins multicolores des rues n'y suffisaient pas, les maisons ont peint leurs portes de couleurs plus vives les unes que les autres, et des fleurs ont poussé partout, habillant les pierres de rouge, de jaune, de fuchsia. Le tout baigné du bleu omniprésent de l'Océan Pacifique.

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Pour conclure, un poème de Pablo Neruda, grand poète chilien ayant vécu à Valparaíso.

 

Para mi corazón basta tu pecho,
para tu libertad bastan mis alas.
Desde mi boca llegará hasta el cielo
lo que estaba dormido sobre tu alma.

Es en ti la ilusión de cada día.
Llegas como el rocío a las corolas.
Socavas el horizonte con tu ausencia.
Eternamente en fuga como la ola.

He dicho que cantabas en el viento
como los pinos y como los mástiles.
Como ellos eres alta y taciturna.
Y entristeces de pronto, como un viaje.

Acogedora como un viejo camino.
Te pueblan ecos y voces nostálgicas.
Yo desperté y a veces emigran y huyen
pájaros que dormían en tu alma.

 

À mon coeur suffit ta poitrine,
mes ailes pour ta liberté.
De ma bouche atteindra au ciel
tout ce qui dormait sur ton âme.

En toi l'illusion quotidienne.
Tu viens, rosée sur les corolles.
Absente et creusant l'horizon
Tu t'enfuis, éternelle vague.

Je l'ai dit: tu chantais au vent
comme les pins et les mâts des navires.
Tu es haute comme eux et comme eux taciturne.
Tu t'attristes soudain, comme fait un voyage.

Accueillante, pareille à un ancien chemin.
Des échos et des voix nostalgiques te peuplent.
À mon réveil parfois émigrent et s'en vont
des oiseaux qui s'étaient endormis dans ton âme.


Cien poemas de amor y una cancion desesperada / Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Pablo Neruda, 1924.

Commentaires

Voilà des lieux que j'aurais aimé visiter

Écrit par : Le Journal de Chrys | 21.10.2009

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