04/07/2010
Ôôôde à Toulouse
J’aime Toulouse parce que :
- les plaques des rues sont en occitan, tout comme l’annonce des arrêts dans le métro, ce qui me donne l’impression d’être continuellement en vacances dans un pays étranger
- les gens parlent espagnol, mangent des tapas et des empanadas et dansent la salsa, ce qui me donne l’impression d’être continuellement en vacances dans un pays hispanique (encore mieux)
Drapeau argentin sur la belle place de la Trinité
- les gens ont plus l’accent que moi, ce qui me permet de jouer à la connasse de parisienne et de me moquer d’eux
- son équipe de rugby est aux couleurs de mon roman préféré
- on y court le Marathon… des mots
- il y a les mêmes boutiques qu’à Paris (ok, manque peut-être un GAP au centre et un Printemps), mais regroupées dans un rayon d’1 km et avec des vendeuses qui disent bonjour et qui sourient (sauf chez The Kooples mais ça c’est normal)
- les quais de la Garonne sont un joyeux bordel à base de mixité sociale, entre hippies-junkies la guitare dans une main et le pack de bières dans l’autre, ptits vieux maghrébins assis sur les bancs qui regardent passer les filles et les péniches, jeunes couples amoureux avec ou sans marmaille intégrée, joggers qui courent le long de la Garonne pour rejoindre le canal de Brienne, étudiants du Mirail qui viennent se reposer après une dure journée de manifs, lycéens des beaux quartiers qui fument les cours et leurs premiers joints et midinettes qui viennent bronzer en bikini dès les premiers rayons de soleil…
Le quai de la Daurade vu du Pont Neuf
- il y a un musée qui s’appelle Labit, une station de métro « Les trois cocus » et un chemin « de la levrette », ce qui suffit à me faire marrer (« il en faut peuuu, tralalala… »)
- le café/vin/pastis en terrasse est une institution locale, limite rémunérée par les autorités
Chez Tonton, bar mythique s'il en est
- ses églises sont si belles qu’elles donnent (presque) envie d’enfiler la bure et de se faire nonne : le cloître des Jacobins, havre de paix et d’austérité orné de cyprès élancés, la basilique Saint Sernin, rotonde ronde et romane, et Ste Etienne, cathédrale cabossée, raccommodée, saugrenue, maintes fois commencée, jamais vraiment finie, qui a subi dignement les caprices de ses hauts commanditaires au fil des ans…
St Sernin la belle romane
- elle est à la confluence des cultures basques, béarnaises, bigourdanes et catalanes, bref, que des gens qui savent bien faire la fête
- ses mémés aiment la castagne (pas pu éviter, désolée…)
16:28 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note






Commentaires
Bon va falloir que j'ailler tester les boutiques toulousaines, quand mon compte se sera remis de sa faillite londonienne!
Écrit par : Julie | 05/07/2010
Mais en tout cas, les vendeuses sont très gentilles à The Kooples à Rennes :)
Écrit par : Pinupapple | 05/07/2010
Bises
Écrit par : claire | 07/07/2010
Écrit par : dahoé | 09/07/2010
Écrit par : flo | 23/07/2010
En tant que résidente permanente de la Pink City depuis ma naissance, je trouve ton hommage très réaliste et très touchant. Il résume bien ma ville-aux-murs-couleurs-bonbons... Et c'est toujours agréable de redécouvrir sa ville à travers le regard de quelqu'un qui la découvre...
Alors, merci.
PS : t'as oublié le Chemin Lanusse... ;-)
Écrit par : Automne | 06/09/2010
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