15/07/2010

Damn, you're a sexy chick

(titre davidguettien volontairement racoleur pour faire monter les stats de mon blog suite à sa désertion en règle)


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Aujourd’hui j’ai envie de vous parler cinéma, de vous parler 7ème art, de vous parler Fellini et Scorcese, j’ai envie de vous parler… chick flicks. Tout ça parce que j’ai fini par aller voir Sex And The City 2 (oui je sais, trois ans après tout le monde, c’est encore plus ridicule que d’y aller dès la sortie, parce que bon, non seulement c’est la honte d’aller voir un film dont l’affiche ressemble à Rambo VI au Qatar et qui sent déjà la grosse daube à paillettes 3 mois avant sa sortie, mais y aller alors qu’en plus tout le monde l’a déjà vu et vous a prévenu que c’était un ratage intergalactique dopé au Botox, c’est encore plus la honte. Shame on me donc, comme dirait Ophélie Winter).

Mais bon, ne vous fiez pas aux apparences, vous savez que l’esprit de Socrate m’habite, et que sous chacun de mes actes apparemment futiles et déraisonnables se cache une quête de sens voire même de transcendance.

Or donc, voir Sex And The City 2 m’a donné envie de partager avec vous cette brève analyse du chick flick parmi les âges.


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"Nous aussi on cherche la transcendance"

 

Mais tout d’abord : qu’est-ce que le chick flick ?

Vous le savez, toute bonne dissert de philo commence par une définition des mots-clés du sujet, que l’on aura préalablement surlignés au Stabilo Boss de la couleur de son choix. Cela permet de faire semblant de remettre en question les conventions sémantiques imposées par l’usage (donc d’avoir l’air intelligent) et accessoirement de gagner facilement une trentaine de lignes, ou même plus selon la longueur du sujet. Plus le sujet est long, plus il y a de mots-clés, plus c’est bon. (Inversement, si vous faites des études de philo, il est possible que vous tombiez sur un sujet du type : « Dieu. », et là vous êtes mal barrés (en même temps si vous faites des études de philo, vous êtes déjà mal barrés)). Si vous manquez un peu d’inspiration, une allusion à l’étymologie des dits mots-clés pourra vous faire gagner un bonus de quelques dixièmes de points (toujours bon à prendre, la suite risque d’être difficile).

Le chick flick, donc, vient du latin médiéval de l’argot anglais « flick », le film et « chick », la fille, la poulette. En français, « chick flick » serait donc : film de filles, film de nanas, film de pintades quoi (et en avant la volaille).

Le chick flick est ainsi au cinéma ce que la chick lit est à la littérature : un genre dévié de la comédie romantique (ou rom com pour les intimes) initialement destiné aux jeunes filles en fleurs (et en boutons) qui le regardent entre copines de la 5ème B à grands renforts de oooh, aaah, hihi, huhu, lol, ptdr. Elles peuvent, selon les cas, verser une larme attendrie sur les amours malheureuses de l’héroïne, rêver à ses ensembles Juicy Couture assorties à sa manucure ou se gausser allègrement de ses gaffes, ses lapsus et autres cameroniaiseries.

(Car il faut le savoir : Cameron Diaz est la grande prêtresse du chick flick. Reese Witherspoon, Sandra Bullock, Drew Barrymore, Jennifer Garner ou encore Renée Zellwegger en sont de fidèles disciples. Que des femmes, c’est le dogme qui le veut. Un Hugh Grant ou un Ben Stiller peuvent toutefois y être acceptés pour de courtes -mais savoureuses- interventions.)

Parfois, il arrive qu’une fille plus tellement en fleurs -voire même en fruits bien mûrs- profite de l’absence de Jean-Mi un soir pour glisser dans son lecteur ce bon DVD de chick flick qu’elle gardait secrètement derrière son coffret Tarkovski. Blottie sous un plaid bien chaud dans son plus beau pyjama en pilou (le chick flick se regarde de préférence en hiver), armée d’un pot géant de Ben & Jerry’s et pourvue d’une boîte à Kleenex à portée d’orteil, elle se délectera ainsi d’un petit trip régressif en hurlant dans une brosse à cheveux : « All by myseeeeeeeeeeeeeeelf », en maudissant les hommes jusqu’au dernier dans un grand élan de girl power et en jurant qu’on ne l’y reprendra plus (la téléspectatrice de chick flick n’est pas nécessairement ni cocue ni célibataire ni déprimée, mais elle fait semblant de l’être le temps du film car il se déguste mieux ainsi).

Ensuite, c’est le moment où l’on cite des exemples pour montrer que l’on maîtrise la bibliographie sur le sujet.

Quelques exemples non exhaustifs de  l’histoire du chick flick et que nous recommandons (il faut jamais dire « je » dans une dissert, on dit «  nous » à la place, ça fait plus classe) :

La revanche d’une blonde : un brushing (blond), un chihuahua (blond), deux neurones (blonds). Un film pour les blondes qui ne comptent pas pour des prunes.

Bridget Jones : ZE monument du genre, un peu le Citizen Kane du chick flick.

Allumeuses : Cameron Diaz, Selma Blair et Christina Applegate enchaînent les tops au-dessus du nombril et les blagues en-dessous. C’est totalement too much, mais c’est un de mes préférés.

Le Diable s’habille en Prada : le film qui nous fait croire qu’on peut passer en un claquement de doigts et une paire de cuissardes Chanel du statut d’étudiante fauchée-paumée-moche à celui de fashionista-canon-assistante-chez-Vogue. Se faire virer et finir journaliste au New York Times. Allez, on reprend une cuillère de Cookie Dough et on arrête de rêver.

Sex And The City : des tenues improbables (vous avez déjà fait du chameau en robe de soirée vous ?), des strass de la tête aux pieds, des Jimmy Choo (surtout aux pieds), des dressings grands comme mon appart et une bande de 4 hystériques qui font semblant d’être des femmes libres et libérées… La série avait pour elle des dialogues piquants et drôles et une analyse décomplexée des relations homme-femme, les films, eux, ont quelque peu vidé le contenu  pour ne garder que la coquille. Mais on y va quand même, ne serait-ce que pour voir si c'est Aidan ou Big qui gagne.

Confession d’une accro au shopping : bon, je l’ai vu au cours d’un voyage en bus de 23h de Buenos Aires à Salta avec une température extérieure de 40°C, et à vrai dire je ne m’en souviens plus. Mais m’est avis qu’il mérite sa place dans le panthéon de la chickflickitude.

Et aussi : Charlie's Angels, In Her shoes, Lolita malgré moi, 27 robes, The Holyday, etc etc.

 

Sur ce, je vous ferai grâce du développement thèse/antithèse/foutaises : j’ai Love Actually qui m’attend.

Commentaires

Bon et alors t'as aimé ? ;)

Moi je suis tombé dans le twilight version livre, je suis trop impatiente de savoir la fin!

ps : ça me manquait tes histoires!

Écrit par : Julie | 16/07/2010

J'adore ton article !
En plus j'adore ce genre de films même si le niveau culturel n'est pas très élevé ! :)

Et tu as aimé alors Sex and the city 2 ? Moi j'avais plutôt aimé :)

Écrit par : Pinupapple | 17/07/2010

mmmmh d'un coup j'ai une sacré envie de chick flick... ou j'vais ptet juste me remater les sex and the city... en attendant septembre et la nouvelle saison de GG ;-)

Écrit par : cm | 19/07/2010

Très bonne analyse tu pourais faire une thèse dessus ^^

Écrit par : flo | 23/07/2010

Rambo au Qatar, j'adore! trop drôle!
Marie.

Écrit par : voyance | 05/10/2010

C'est presque mieu de voir un film 3 ans après car comme ça on est pas influencé par le tapage autour du film, et surout, on le voit quand on à vraiment envie.
:-)

Écrit par : tirage tarot gratuit | 26/09/2011

C'est presque mieu de voir un film 3 ans après car comme ça on est pas influencé par le tapage autour du film, et surout, on le voit quand on à vraiment envie.
:-)

Écrit par : tirage tarot gratuit | 26/09/2011

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